La création d’activités et d’emplois liés au numérique dans les territoires urbains

15 Mai La création d’activités et d’emplois liés au numérique dans les territoires urbains

Le Réseau Europe urbain rassemble les acteurs français impliqués dans la conduite et la mise en oeuvre de stratégies urbaines intégrées soutenues par les Fonds Européens Structurels d’Investissement (FESI). Il anime notamment des groupes de travail portant sur les thématiques de la Stratégie Europe 2020 ainsi que sur des sujets propres à l’ingénierie des fonds européens et à l’approche intégrée.

Le Réseau proposait le 16 mars 2017 un groupe de travail sur la création d’activités et d’emplois liés au numérique dans les territoires urbains. Cette rencontre cherchait à explorer la relation entre développement économique local, activités liées au numérique et la mobilisation des publics des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Elle a mobilisé une quarantaine de personnes (représentants d’agglomérations et d’autorités de gestion, porteurs de projets).

La rencontre a valorisé la diversité des projets mis en oeuvre au sein des Stratégies Urbaines Intégrées: aménagement de lieux et offre de services destinés à la création et au développement d’activités, à l’expérimentation et la création (FabLab, coworking, espaces collaboratifs, utilisation de logiciels libres…) et à la formation aux métiers du numérique et d’entrepreneurs.

Parmi les projets présentés, on peut citer les suivants:

Des constats, des questions, des points de vigilances:

  • de nombreux projets hybrides émergent mixant des fonctions d’aide à la création d’activités, immobilier d’entreprises, tiers lieux, fablabs, formations aux métiers du numérique pour des personnes très éloignées de l’emploi. Ces projets sont souvent porteurs des valeurs de l’économie sociale et solidaire (logique collaborative)
  • les écoles du numérique « poussent un peu partout », s’agit-il d’un effet de mode ou d’une tendance lourde? Comment imaginer la pérennité de ces formations avec des financements obtenus « au coup par coup »? Quelle adaptation de l’offre de formation avec des métiers qui évoluent en permanence? « on est des pionniers mais on est déjà en retard ».
  • le lien entre ces projets parfois emblématiques pour les agglomérations qui les portent et les habitants des quartiers prioritaires ne se fait pas toujours. « Les quotas des bénéficiaires de formations issus des quartiers prioritaires, c’est souvent contre productif! ». Une difficulté particulière a été soulevée: comment faire bénéficier de ces formations numériques à des personnes qui ont de grosses lacunes de base? Il est recommandé de réaliser une évaluation très précise des publics en amont, et d’adapter la formation au public.
  • les FabLabs peuvent être des lieux de rencontres entre différents mondes: entrepreneurs, start-up, “bidouilleurs”, personnes éloignées de l’emploi. Ces espaces de créativité sont des opportunités à saisir pour accueillir des habitants des quartiers prioritaires. L’animation de ces lieux est essentielle pour encourager la diversité des profils des usagers et « éviter l’entre soi des passionnés ». Ces animateurs sont aujourd’hui appelés FabLab managers.
  • les activités proposées avec les FabLabs nécessitent peu de technicité et génèrent beaucoup de lien social. Comment le numérique change t-il le pouvoir d’agir?

En guise de conclusion: “penser un écosystème qui fasse le lien entre des filières présentes sur un territoire, les besoins en main d’oeuvre et des demandeur d’emplois

>> Pour en savoir plus sur les activités du Réseau Europe Urbain : Anouk Vandaele / anouk.vandaele@grouperougevif.fr

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